S’organiser, agir, résister
Cartographier ce complexe, ce n’est pas accuser les travailleurs de ces usines. Ce sont nos camarades. La question n’est pas individuelle, elle est systémique : qui décide de ce qu’on produit ? pour qui ? pour quoi faire ?
Les compétences qui existent dans l’aéronautique, la métallurgie, l’électronique, le nucléaire pourraient servir des productions radicalement différentes, transports collectifs, énergie renouvelable, équipements médicaux. Ce n’est pas une utopie. C’est un choix politique qui appartient aux travailleurs davantage qu’aux actionnaires.
Plusieurs axes d’action sont possibles et nécessaires :
Documenter et rendre visible : enrichir cette carte, partager les informations, alimenter des bases documentaires collectives. La carte est librement téléchargeable et le tableau de données est collaboratif.
Intervenir dans les lycées : aller là où l’armée va. Proposer des espaces de débat, contester la naturalisation de la guerre dans les imaginaires des jeunes, soutenir celles et ceux qui refusent le SNU.
Exiger la transparence : sur les exportations d’armement, sur les incidents nucléaires, sur les contrats entre industriels et État, sur les activités du renseignement territorial.
Construire des solidarités concrètes : avec les mouvements anti-guerre en Ukraine, avec les organisations palestiniennes, avec les syndicalistes qui refusent de charger des armes dans les ports, avec les collectifs contre les exportations d’armes en Europe.
La solidarité internationaliste commence par regarder ce qui se produit localement, dans les zones industrielles ordinaires de la vallée du Rhône.
Ce document peut être librement reproduit, diffusé et adapté. Il est destiné à nourrir les luttes locales et les réseaux militants.
La guerre se fabrique ici. La résistance aussi.